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La Journée de la diplomatie marocaine a été d’une manière significative cette année. Elle coïncidait avec le 100ème anniversaire de la naissance de SM Mohammed V. Pour les observateurs réguliers de la vie politique marocaine, le rendement de la diplomatie marocaine a toujours été l’objet de débats passionnés, voire de polémiques enflammées. Le niveau d’engagement militant, la pugnacité ou la capacité d’adaptation étaient parfois montrés du doigt. Et souvent dans les années quatre-vingt, la comparaison avec la diplomatie algérienne, qui nous taillait des croupières dans l’affaire du Sahara — éviction de fait de l’OUA —, sonnait comme une condamnation sans appel. Le paradoxe de l’époque était notable. Nous avions un Roi, HassanII, expert et passionné par la politique internationale — son domaine réservé — et une diplomatie qui apparaissait être à la traîne. Avec le nouveau règne, malgré une approche plus professionnelle, l’intérêt du Souverain pour les grandes joutes diplomatiques est à l’évidence moindre. Et la diplomatie marocaine, bénéficiant d’un peu de champ, voire d’un peu plus d’oxygène, semble s’être réveillée. Le projet d’autonomie au Sahara — une initiative stratégique de grande portée — semble avoir donné une substance nouvelle et une crédibilité inédite à cette diplomatie. Cependant autant on peut s’interroger parfois sur des carences — relation avec Pretoria — ou sur la philosophie de quelques cadrages diplomatiques un peu erratiques, autant on perçoit certaines positions lourdes et engageantes, comme sur le dossier iranien, comme étant l’expression du Royaume de vouloir protéger ses parts de marché sur le plan international en mettant en avant une utilité géostratégique nouvelle.

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