Bonjour

Ce n’est pas une tempête dans un verre d’eau. Ni une affaire de journaux. C’est une vraie affaire politique. Et elle engage l’avenir de la démocratie. Le fait de prêter au gouvernement marocain la volonté, sur la base de l’article 5 de la loi sur les partis politiques, de vouloir mettre un frein au nomadisme électoral des élus a suscité un tollé. Deux réactions en gros. Ceux qui profitent du nomadisme, particulièrement, ces derniers temps, le PAM. Et ceux qui en sont victimes, pratiquement, tous les autres partis tellement la formation de Mohamed Cheikh Biadiallah ratisse, actuellement, très large. C’est un reclassement sévère qui est en cours. La filiation supposée du PAM exerçant une attraction irrésistible sur une frange errante et déboussolée de la classe politique. Ce phénomène notable n’a aucun ressort politique ou idéologique. Il est de nature opportuniste. La réaction du PAM qui s’est spontanément senti visé et qui a exprimé immédiatement sa «vive stupéfaction» montre que le destinataire a reçu le message. Cinq sur cinq. Fouad Ali El Himma connaît parfaitement les arcanes du pouvoir pour décoder le message qui lui a été envoyé. Il faut qu’il revienne, en toute chose, au sens de la mesure. Sinon, il risque de se retrouver dans la situation du renard qui s’est glissé par un petit trou dans un poulailler. Il est resté coincé à l’intérieur, pris au piège, car il n’a pas su modérer son appétit. Le renard est devenu plus gros que le trou qui l’a laissé entrer. Le PAM se donne la vocation, selon ses termes, de mettre à niveau le champ partisan national. Cette vocation légitime et honorable suppose des pratiques nouvelles et vertueuses. Le nomadisme pratiqué à échelle industrielle n’en fait, manifestement, pas partie.

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