Bonjour

On ne peut pas ne rien dire sur le décès de Haj Omar Bongo. Pour de multiples raisons. D’abord parce qu’il était un ami sincère de notre pays. Ensuite, parce qu’il était une personnalité marquante très proche affectivement, voire très intime, du Roi défunt S.M Hassan II. C’est dire que les Marocains le connaissaient bien. Et finalement, parce que c’est un leader africain qui a toujours banni la violence politique dans son parcours et a toujours refusé de cautionner sur le continent la gouvernance par coup d’Etat.  Homme généreux, résolument engagé dans toutes les médiations africaines, il a fini par incarner une figure incontestable de sage. Le partage équilibré de la rente pétrolière entre les ethnies et l’association de ses adversaires politiques — ou rivaux — au pouvoir a fait que son régime a duré sans, cependant, que le développement humain n’embarrasse, vraiment, tout le pays. C’est dommage car cet «Emirat du Golfe de Guinée», le Gabon, pouvait aller plus loin dans la prospérité et le partage. Au sujet de notre affaire nationale, Omar Bongo n’a jamais changé sa position d’un iota et ne l’a jamais mise aux enchères de quelque nature que ce soit. Il nous a toujours accompagnés dans la loyauté même s’il a beaucoup souffert du coup monté contre le Maroc — la reconnaissance de la RASD par l’OUA — et ensuite de notre retrait des institutions continentales. Un jour alors qu’il dormait, il a fait un rêve. Il a vu, dans son songe, son père en colère lui reprocher d’avoir renié son nom. El Haj — Pierre-Albert s’est converti à l’Islam en 1973 — a décidé le lendemain de se faire appeler, dorénavant, Haj Omar Bongo Ondimba. Que son âme repose en paix et que les Gabonais sachent garder à leur pays le caractère résilient, pacifique et uni qu’il leur a légué.

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