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Le PAM est bel et bien parti pour être un des grands gagnants des élections communales. Sur le terrain, il mène la campagne, de loin, la plus dynamique. Ses leaders, avec une technique rodée, accaparent chaque jour les devants de la scène et l’attention de médias par des gestes et des déclarations tonitruantes. Une stratégie de rupture payante dans les faits. Statistiquement, également, le PAM a réussi à atteindre une taille critique en offrant le plus grand nombre de candidatures. Cela peut au moment des décomptes faire la différence surtout quand il va falloir arbitrer pour l’élection-désignation des maires et des présidents de communes. Maintenant, ce que l’on ignore, ce sont  les objectifs que ce parti s’est donnés. 10%, 15% ou 20% des suffrages exprimés? Première, deuxième ou troisième place ? A quel niveau de performance ce parti considérera  son résultat comme un succès ou comme un échec ? En l’absence de ces données — leur absence est aussi une stratégie anticipative — les observateurs sont amenés à considérer dans l’absolu la réalité électorale du PAM en dehors du débat, dépassé désormais à la veille du scrutin, sur la genèse de ce parti et le parcours de ses promoteurs. Mais l’on peut toujours estimer, et à raison, que Fouad Ali El Himma est entré en politique pour être le numéro 1. Les contraintes d’un leadership assumé et celles d’une stratégie personnelle de positionnement pour la conquête du pouvoir ne peuvent s’accommoder de petites ambitions ni d’objectifs étriqués. La réussite totale dans ce genre de cas relève de la survie. Gagner ou disparaître de la scène, il n’y a pas d’autre alternative.

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