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Les réformateurs iraniens ne sont pas prêts à se laisser faire. Leur obstination et leur ténacité ont surpris le régime.
Les manifestations gigantesques organisées ces derniers jours et l’appui populaire dont elles ont bénéficié ont poussé les mollahs au pouvoir à ordonner un nouveau décompte des voix. La supposée victoire de Mahmoud Ahmadinejad, quelle que soit l’issue des décomptes, est déjà entachée d’opprobre. Que se passe-t-il à Téhéran ?  Le khomeynisme est-il en train de mourir ? Ou sommes-nous face à des réglages internes à l’oligarchie des mollahs? Les observateurs n’arrivent pas encore à distinguer entre ce qui relève des nécessités d’adaptation d’un régime à une  nouvelle donne sociologique et ce qui relève tout simplement de signes d’effondrement d’un système. La mise à jour se fera certainement dans la douleur. Les centaines de milliers de manifestants de Téhéran, qui ont fait d’Internet leur espace virtuel de liberté et de combat, montrent à l’évidence que le modèle politique iranien est frappé d’obsolescence. Mahmoud Ahmadinejad est un président outrancier à tout égard qui restera le nom et le symbole de la déliquescence d’un régime et la caricature des idéaux qui l’ont vu naître. Mahmoud Ahmadinejad est la signature politique de la faillite des régimes des mollahs. La «wilaya des faquihs» a abouti, au final, à une impasse politique, sociale et culturelle. L’Iran est un grand pays aux ressources humaines et culturelles immenses. Au cours de l’Histoire, ce pays a pu triompher de toutes les adversités. Il saura comment renvoyer les «faquihs» à leurs études.

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