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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s’est muré dans le silence depuis sa réélection, en avril 2009, pour un troisième mandat. Un silence qui laisse perplexes bon nombre d’observateurs algériens qui avaient tous cru que Bouteflika, libéré désormais de ses contraintes pesantes, allait engager assez rapidement un mandat de rupture. C’était la seule cohérence possible qu’ils avaient trouvée à un mandat de plus. C’est pour cela que le traditionnel discours présidentiel du 4 juillet, à la veille de la Fête de l’indépendance, est cette année particulièrement attendu. Un discours-programme, un discours-charte, un discours-testament, un discours-relance, etc… Chacun y va de sa supputation. Et chacun trouve que cette opportunité qu’offre l’agenda présidentiel constitue une vraie fenêtre de lancement pour des projets décisifs qui mettent, définitivement, l’Algérie sur la voie de l’émergence. Vous imaginez bien que du côté du Maroc, tout discours de rupture serait le bienvenu — l’ouverture des frontières en serait le symbole suffisant et absolu. Tout discours qui donnerait une vraie chance à l’intégration régionale serait perçu très favorablement par Rabat. Tout discours qui relancerait le moteur algéro-marocain au profit d’un Maghreb de croissance et de prospérité serait bien évidemment salué comme il se doit. Sur le plan international, la voie prise par l’affaire du Sahara est de l’avis général satisfaisante. Elle suit son cours. L’option réaliste de l’autonomie injecte, aujourd’hui, une bonne dose de sérénité dans ce dossier. Les deux pays peuvent maintenant imaginer une vie bilatérale «normale et saine» sans que cette question ne remette, tout le temps, tout, en question.

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