Bonjour

Dans l’affaire Skah, il est désormais établi que le gouvernement norvégien s’est rendu coupable d’un kidnapping avec la complicité de ses diplomates en poste à Rabat. C’est une pratique très rare et inhabituelle dans les mœurs diplomatiques. La diplomatie qui est réduite à cette extrémité doit avoir une piètre idée de son pays d’accueil. Une bonne dose de mépris pour le pays, pour ses lois et pour ses hommes. Que les affaires de séparation et de divorce soient des affaires très douloureuses et très complexes, on peut en convenir. Que le sort des enfants déchirés soit très préoccupant on peut, également, en convenir. Il existe tout de même des moyens pacifiques, intelligents et surtout civilisés pour régler ce type de conflit. Rien ne justifie le recours à la violence illégitime, à la flibuste diplomatique ou à la violation délibérée des lois. Sinon entre le nord et le sud de la Méditerranée — France-Maghreb — ou du Rio Grande — USA-Mexique — le sang coulerait tous les jours. L’Etat norvégien a commis une faute grave en s’immisçant dans un conflit privé interpersonnel qui aurait pu trouver une solution par le truchement de médiations appropriées. Les médias norvégiens solidaires, comme un seul homme, avec l’ex-épouse de Khalid Skah, justifient le comportement injustifiable de leurs diplomates par la carence de la démocratie au Maroc, la faiblesse de l’Etat de droit, de la situation faite aux femmes, de l’arriération des mentalités, voire de la cruauté de la culture arabe. Mais nos confrères scandinaves savent que ces arguments, au-delà de la part immonde de phantasmes racistes qu’ils charrient, sont un peu courts.

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