Bonjour

La deuxième licence GSM marocaine a toujours eu un parfum historique particulier pour les Marocains. Le chèque de sa cession, 1 milliard de dollars, en 1999, a permis à Feu Hassan II, quinze jours avant son décès, de faire un discours mémorable dans lequel le Souverain, visiblement fatigué mais jouissant de toutes ses capacités intellectuelles, s’est exalté en annonçant la bonne nouvelle. Il a fait montre d’un optimisme ravageur qui va entraîner tout le pays. Dans la foulée, le Fonds Hassan II, un bras financier exceptionnel pour la mise à niveau du pays, a été créé. Les grands chantiers allaient démarrer. On connaît la suite, une success story assez inédite et rare dans la région. Dix ans après Méditel, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, franchit une nouvelle étape dans son parcours. Les actionnaires historiques étrangers, espagnols et portugais, cèdent leurs actions aux Marocains déjà présents dans le tour de table, FinanceCom et Fipar (CDG), pour un montant de 800 millions d’euros. La boucle est bouclée pour pratiquement le même montant. Cela donne naissance à un groupe de télécom 100% marocain. C’est impressionnant. Derrière cette opération d’envergure, il y a en effet une somme d’intelligence et une vision stratégique indéniables. Que des capitaines d’industrie et des financiers de haut vol choisissent ce moment précis — la crise!—  pour décliner avec succès ce plan stratégique, cela nous informe sur l’étendue de leurs compétences, leur talent, et la qualité de l’expérience accumulée. Seule la réussite et la performance, selon les normes internationalement admises, peuvent justifier une idée qui s’apparenterait au patriotisme économique. Là, avec des hommes de la trempe de Othman Benjelloun, on y est. On se surprend en train de retrouver confiance.

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