Edito : 10 morts chaque jour…

Edito : 10 morts chaque jour…

Cela fait 40 ans que le Maroc a créé un comité dédié au fléau des accidents de la route, les pouvoirs publics ayant anticipé probablement la montée des chiffres. Et, malheureusement, ils ne s’étaient pas trompés.

Cela fait au moins une vingtaine d’années que le nombre de morts sur les routes marocaines oscille allègrement entre 3.500 et 4.000, soit une moyenne de 10 morts chaque jour, faisant des routes de notre pays parmi les plus meurtrières au monde. Des milliards DH ont été dépensés depuis des années par l’Etat pour lutter contre le fléau mais sans réels résultats. Certaines années, le bilan des morts enregistre des baisses comme en 2017 d’ailleurs. Il y a eu une baisse d’environ 2% et quelques centaines de vies sauvées. Il n’empêche que le nombre de victimes reste encore trop élevé. Pourtant, on ne peut pas reprocher, entre autres au CNPAC, d’avoir essayé toutes les recettes possibles et imaginables pour sensibiliser, expliquer, éduquer. Les contrôles ont été plus ou moins multipliés et plus serrés.

Même le code de la route de 2004 sur lequel beaucoup d’espoirs ont été fondés pour y remédier, ne serait-ce que partiellement, n’a pas pu régler le problème bien que les moyens de sanctions aient été durcis.

En revanche, quand on scrute les statistiques et analyses des accidents de la route, un élément revient de manière systématique: le facteur humain. Par facteur humain, il faut entendre le conducteur du véhicule. Ne faudrait-il pas plutôt commencer par examiner de plus près comment ces automobilistes obtiennent leurs permis ? Il n’y a pas de mal à démocratiser le permis de conduire et d’en profiter, par la même occasion, pour permettre à des jeunes et moins jeunes de s’investir dans le secteur très lucratif des auto-écoles. Mais cela ne peut pas se faire au détriment de vies humaines…

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