Édito

Le timing de la création d’une commission de concertation regroupant le gouvernement, les syndicats et le patronat, est loin d’être anodin. L’initiative gouvernementale veut dire qu’on est entré réellement dans la dernière ligne droite de la réforme du système de compensation. Une réforme qu’on sait déjà très sensible, voire douloureuse. Le gouvernement a eu donc l’intelligence d’associer ses partenaires sociaux. Mais que ce soit le patronat, les syndicats ou le gouvernement, ils se retrouvent aujourd’hui tous coincés entre le marteau de l’urgence de la réforme de compensation pour préserver les équilibres macro-économiques et l’enclume de son impact sur le coût de la vie et donc la difficulté de défendre une telle réforme devant les citoyens. Chaque partie a, bien évidemment, des intérêts et des revendications à défendre. C’est la raison pour laquelle des cartes seront utilisées par les uns et les autres pour monnayer un soutien ou une cession. En attendant de connaître ses grands contours, on est sûr que 2013 connaîtra le démarrage de la réforme. Il semble qu’on n’ait d’ailleurs plus le choix.

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