septembre 22, 2018

 

Edito : A quand la rupture ?

Edito : A quand la rupture ?

Une fois passée la fièvre occasionnée par la polémique des manuels, il faudra faire place au débat sérieux et responsable. Et toutes les composantes de la société auront l’obligation d’y prendre part.

Le débat sur l’école ne concerne pas seulement le gouvernement, les enseignants, les syndicats, les universitaires et les experts en matière de sciences de l’éducation. Ceux-là sont directement aux prises avec le sujet pour des raisons relatives à des positions sur un échiquier à connotations politiques. D’ailleurs, il suffit d’entendre un échantillon des émissions télévisées et des déclarations par voie de médias pour comprendre que les finalités de ces acteurs, à travers le débat, restent souvent d’ordre «politique», parfois partisan et même corporatiste. Du coup, on est en plein dans la démagogie pure et dure. Et dans tout cela, ces orateurs oublient souvent le sujet principal, dans le cas d’espèce, quelle langue pour l’apprentissage de nos enfants, pour focaliser sur des questions subsidiaires: Qui veut tuer la langue arabe? Qui sont les lobbies derrière l’introduction du darija et pour quels commanditaires étrangers roulent-ils ?

Pourtant, et pour peu que quelqu’un prenne la peine de leur poser la question, les premiers concernés, et de loin, dans toute cette affaire, à savoir les enfants, feraient probablement preuve de plus de pragmatisme et de lucidité.

Beaucoup croyaient et espéraient que cette rentrée 2018-2019 allait marquer une rupture avec le passé, un vrai départ pour la mise en œuvre de cette réforme tant attendue avec un état d’esprit réellement nouveau.

Mais finalement avec les mêmes ingrédients, les mêmes personnes qui accaparent le paysage et les mêmes mentalités, il ne fallait pas s’attendre à des résultats différents…

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