Edito : Anachronismes

Edito : Anachronismes

30.000 cas de tuberculose par an ! Il s’agit d’une maladie typiquement caractéristique d’une ère moyenâgeuse censée avoir été éradiquée depuis longtemps du Maroc.

Autant de cas est tout simplement inadmissible, inacceptable dans un Maroc qui vit à l’ère du numérique, de la 5G, de l’aéronautique, du TGV et des satellites. Au moment où l’on parle de réinventer le modèle de développement, il est des situations qui nous ramènent malheureusement à la dure réalité : des citoyens qui ne savent pas lire ou écrire, des enfants en âge de scolarité qui travaillent, des régions sous-médicalisées, des localités encore enclavées ou sans accès aux services de base comme l’eau potable ou l’assainissement liquide.

La réflexion, certes inévitable, sur le modèle de développement devra nécessairement s’accompagner par un vaste programme national de mise à niveau. C’est ce qui explique d’ailleurs le programme actuel dit de lutte contre les inégalités. Sans cette mise à niveau, il ne peut y avoir de développement global puisque des populations seront toujours laissées à la marge.

Au-delà des conséquences que de telles situations présentent pour les populations concernées, ces anachronismes que l’on finit visiblement par « vivre avec » peuvent avoir des effets induits et cachés sur le rythme global d’évolution de tout le pays, certes, mais aussi sur son image à l’international, sans parler de la crédibilité des politiques publiques marocaines vis-à-vis de la multitude de partenaires internationaux comme les organisations et les bailleurs de fonds entre autres. La tuberculose, en un mot, ça ne fait pas très sérieux…

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