Edito : Au-delà des Assises

Edito : Au-delà des Assises

La direction générale des impôts vient de rendre publique la note de cadrage relative aux prochaines Assises de la fiscalité prévues les 3 et 4 mai.

A la lecture du document, il paraît clairement que les experts de la DGI ont de grandes ambitions quant au livrable final de la rencontre qu’ils veulent réellement comme un moment de rupture et, surtout, qu’ils sont décidés à transformer en réformes concrètes à travers une loi-cadre. C’est une excellente nouvelle parce que le corpus fiscal marocain actuel, quand bien même il serait bien fourni, ne répondra probablement plus, en tout cas en partie, aux défis du Maroc des années et décennies à venir.

Les structures économiques et fiscales du pays ont profondément muté depuis une dizaine d’années, à l’instar du monde entier, et nécessitent manifestement un nouveau type de management public et privé. Mais au-delà du volet purement financier et comptable, la nouvelle et grande réforme fiscale qui devrait découler des Assises devra être amplifiée et démultipliée pour, en fait, enclencher la réforme du modèle tout entier.

A l’image du fisc, c’est en fait toute l’administration marocaine qui doit entamer sa réforme en rupture avec le passé et le présent. La mondialisation et l’ouverture accélérée depuis le début des années 2000 ont placé le Maroc dans des chaînes de valeur mondiales. Or, en dehors de quelques rafistolages, réajustements sommaires et adaptations de circonstance, les modes de fonctionnement et l’architecture de notre administration n’ont pas profondément changé par rapport à ce qu’ils étaient il y a quinze, vingt ans, voire plus.

Il y a eu plusieurs tentatives de réformes administratives mais toutes ont échoué ou, au mieux, sont restées au stade de textes. Aujourd’hui, il est peut-être grand temps que la réforme administrative soit sérieusement enclenchée. 

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