Edito : «Banaliser» la triche…?

Edito : «Banaliser»  la triche…?

Comme chaque année, à l’approche de la saison des examens de fin d’année, dont le baccalauréat, la triche devient l’un des sujets de l’heure.

La triche aux examens existe dans le monde entier mais le Maroc est probablement un des rares pays où elle devient une question prioritaire d’ordre national au point de figurer sur l’ordre du jour de Conseils de gouvernement,  de faire l’objet de débats houleux au Parlement sans oublier les rencontres et séances d’information spécialement dédiées à la question. Est-ce que nous en faisons trop en donnant autant d’importance à un sujet qui ne le mérite pas ?

Certains le pensent et sont d’avis que les pouvoirs publics, à leur tête le ministère, sont les premiers responsables de cette surmédiatisation anormale de la triche. Des procédures, des règlements et des lois existent pour entre autres sanctionner les cas de triche. Il faut les appliquer ni plus ni moins que l’on soit en présence de 1.000 ou de 10.000 cas.

Quand les textes sont clairs et appliqués à tous, une telle mesure relèverait, en principe, de la routine. Mais au lieu de ça, depuis quelques années, les responsables de l’éducation nationale, l’administration tout entière se sont eux-mêmes mis dans une situation difficile en braquant les projecteurs plus qu’il n’en faut avec en face une population de jeunes à la recherche de défiance et de sensationnel. Pour lutter plus efficacement contre la triche, il faudra d’abord faire en sorte qu’elle perde son caractère spectaculaire. Mais sans pour autant tomber dans le piège de la «normalisation»…

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