Edito : Célérité exemplaire

Edito : Célérité  exemplaire

La célérité avec laquelle a opéré le gouvernement pour dissoudre l’ancienne Caisse de prévoyance sociale, la CNOPS, pour la remplacer par un nouvel établissement public, la Caisse marocaine de l’assurance-maladie (CMAM), est exemplaire.

Il aura fallu moins d’un an pour faire voter le texte de création de la nouvelle entité et le mettre en application à travers des décrets. Sur la forme, on ne peut que louer la réactivité des pouvoirs publics dans le traitement et la conduite de ce dossier touchant un aspect pourtant très sensible, à savoir la couverture maladie.

Mais le fait est que l’ancienne structure, en l’occurrence la CNOPS, n’était pas particulièrement dans une situation d’urgence ni financière ni organisationnelle qui nécessitait une telle fermeté et un traitement en urgence. Selon les derniers rapports financiers, les équilibres étaient globalement bien maintenus même si, à moyen et long termes, des menaces planaient sur la pérennité du régime. Mais le fait est que la CNOPS échappait jusque-là à l’emprise directe, de l’administration. Et c’est ce qui explique aujourd’hui le statut de la nouvelle Caisse comme établissement public. En revanche, il est étonnant que la Caisse marocaine des retraites (CMR) dont la situation financière catastrophique est de notoriété publique et qui, elle, est bien une entreprise étatique sous la tutelle gouvernementale directe n’ait pas été traitée avec la même célérité. La CMR, dépositaire des retraites de millions de fonctionnaires, est dans le rouge depuis des années. Pourtant, aucun des gouvernements qui se sont succédé depuis le début des années 2000 n’a encore eu le courage d’aller au-delà de petites mesures paramétriques qui ne font que repousser la crise de quelques mois.

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