Edito : Clarification

Edito : Clarification

La décision de l’Istiqlal de se ranger dans l’opposition est une bonne nouvelle à plusieurs titres. Un parti historique dans l’opposition donnerait à cette dernière du sens et de la consistance.

Une opposition « vide », faible et chétive ne rend service à personne à commencer par la majorité gouvernementale elle-même. La mission première du Parlement, à savoir le contrôle de l’action de l’Exécutif, n’a de sens que s’il y a une opposition active, forte et structurée. Ce n’est pas pour rien si l’opposition est presque au même rang institutionnel que la majorité.

D’un autre côté, la décision de l’Istiqlal contribuera aussi et surtout à apporter davantage de clarification à notre champ politique partisan qui en a grandement besoin. Un parti qui a un nombre important de sièges au Parlement mais qui n’est ni dans la majorité ni dans l’opposition est une situation politiquement hybride et anormale. Il est d’ailleurs étonnant que cette ambigüité du positionnement ne dérange pas encore outre mesure certains.

Ce n’est pas propre au seul parti de l’Istiqlal dans le sens où c’est le résidu d’une situation de flou qu’avait traversée la classe politique et qui est, visiblement, en train d’être assainie. La logique et la cohérence voudraient qu’un parti se positionne à l’avance par sa ligne, ses convictions, son idéologie, par la nature de son programme et de ses options en matière sociale et économique et non plus en fonction des opportunités et des résultats des marchandages et des tractations. Cette clarification des positionnements, dont notre classe politique semble aujourd’hui convaincue, ne pourra que la rendre plus crédible aux yeux de l’opinion publique et de l’électorat…

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