Edito : Cogner d’abord, parler ensuite

Edito : Cogner d’abord, parler ensuite

La mobilisation générale au Maroc autour de la question de l’intégrité territoriale n’est pas un fait étonnant.

Et la spontanéité avec laquelle toutes les franges de la société expriment leur engagement n’a d’égal que la justesse de la cause. Le Maroc, depuis des décennies, est dans une logique de diplomatie, de dialogue et de respect de la légalité internationale.

A côté de la mobilisation, un autre levier important est activé, à savoir celui de la diplomatie que ce soit à titre officiel ou parallèle. Cette posture légaliste et conciliante du Maroc est tout à son honneur mais elle ne suffit pas surtout avec, en face, deux ennemis, le Polisario et l’Algérie qui ne comprennent pas le discours de la diplomatie. La mobilisation générale, telle qu’elle s’est exprimée dans la rencontre du lundi 9 avril à Laâyoune, est importante juste pour montrer à la communauté internationale que l’affaire du Sahara n’est pas, comme en Algérie, l’affaire d’une élite aux affaires mais celle de tout un peuple.

Mais comme, visiblement, le dialogue ne fait pas d’effet, il est urgent que le Maroc use aussi de tous les moyens pour se défendre. Y compris militaires. Car à force de le voir toujours conciliant, la communauté internationale, à commencer par l’ONU, a probablement oublié que le Maroc est aussi une force militaire qui pèse dans la région. Et les bandes de malfrats du Polisario ainsi que leurs coachs algériens en savent quelque chose eux pour l’avoir essayée avant le cessez-le-feu de 1991. Rien n’interdit au Maroc de positionner ses forces, ses hommes et ses armes derrière le mur. Cela aidera probablement les fonctionnaires de l’ONU à prendre la mesure de leur laxisme et, au passage, rappellera certains

au bon souvenir des raclées qu’ils essuyaient dans les années 80…

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