Edito : Comment motiver un élu

Edito : Comment motiver un élu

Sur un air d’auto-satisfecit, le président de la première Chambre a annoncé ce qui lui semblait être une bonne nouvelle ce jeudi 22 février, en marge d’une conférence de presse.

Ainsi, on apprend que lors de la session d’automne qui vient de s’achever, le taux d’absentéisme des parlementaires a nettement baissé avec, à l’opposé, une participation très respectable de près de 80% aux travaux des séances publiques et de 75% aux travaux des commissions.

L’explication, selon M. El Malki, de ce regain d’assiduité de la part de nos élus, n’est autre que l’application rigoureuse du règlement intérieur de la Chambre et particulièrement pour ce qui concerne les sanctions pécuniaires prévues en cas d’absences non justifiées et répétitives. Ainsi, 40 députés se sont vus retrancher 1.200 DH chacun et pour chaque absence enregistrée.

Et c’est ce qui a visiblement convaincu les autres d’être plus présents. Certes, en termes d’application des textes avec rigueur et de mode de gouvernance, cela mérite d’être relevé et d’être mis à l’actif de nos élus. Pourtant, le corollaire de tout cela n’est guère reluisant pour eux.

Depuis plusieurs législatures, tous les moyens soft ont été testés par les bureaux précédents afin de remplir la salle. Sensibilisation, mobilisation partisane et parfois même des mises en demeure verbales n’ont pas eu d’effets. Mais dès que nos élus y ont vu un «danger» sur leur virement de fin de mois, ils se sont vite résignés à s’impliquer un peu plus. En d’autres termes, certains élus sont plus présents juste pour des raisons purement pécuniaires. Il ne faudra donc pas leur demander de faire preuve de créativité, le fait d’être présent étant déjà un exploit en soi…

Y a-t-il vraiment de quoi se réjouir?

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