Edito : Contractuels instrumentalisés

Edito : Contractuels instrumentalisés

Depuis quelques jours, et au vu de la démonstration de rue que donnent à voir les enseignants contractuels, beaucoup d’observateurs subodoraient l’instrumentalisation politique.

Le mode opératoire et organisationnel extrêmement bien bouclé ainsi que la tonalité du contenu et des discours, portant les marques de fabrique bien connues, sont des signes qui ne trompent pas (lire article). Mais, en plus des indices du terrain, il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux et les sites d’information pour confirmer davantage ces soupçons.

Sur son site officiel public, Annahj Addimocrati, par exemple, affiche en page d’accueil en grand titre et sans s’en cacher son statut de membre véritablement actif du mouvement des enseignants contractuels. Dans un communiqué datant du 20 mars, entre autres preuves, Annahj se trahit lui-même en mobilisant ouvertement ses sympathisants pour prendre part à la grande marche prévue à Rabat le 24 mars.

Autre exemple, quand on épluche minutieusement la page Facebook officielle de la coordination nationale des enseignants et les commentaires postés par les internautes sur divers sites d’information, des personnes se proclamant ouvertement comme étant des sympathisants de la Jamaa d’Al Adl Wal Ihssane apparaissent clairement comme de véritables chevilles ouvrières des manifestations.

Tous ces indices ne laissent plus de place au moindre doute : Annahj Addimocrati, Al Adl Wal Ihssane et probablement d’autres groupuscules qui leur seraient affiliés, sont bel et bien devenus des moteurs du mouvement avec des agendas qui n’ont certainement rien à voir avec de simples revendications sociales ou catégorielles.

Maintenant, au-delà de ces révélations et face à cette tentative de prendre en otage les millions d’écoliers avec la menace sérieuse d’une année blanche, le gouvernement a montré pour l’instant de la fermeté dans ses positions. Et surtout, il doit s’y tenir. D’abord dans l’intérêt de nos enfants, certes, mais aussi du sien. Car en cas de retour en arrière, il risque d’en payer le prix très cher quand le moment viendra de faire parler les urnes…

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