Edito : Culture de bilan

Edito : Culture de bilan

La réforme en profondeur des CRI est en marche accélérée.

La commission en charge de travailler sur ce chantier vient de faire sa troisième réunion en l’espace de quelques semaines. La refonte de cet outil que sont les CRI procède à ne pas en douter d’une bonne volonté et d’un souci d’efficacité. Mais faudra-t-il faire table rase de tout l’existant ? Avons-nous la certitude aujourd’hui que tous les CRI ont été mauvais sur toute la ligne et qu’aucun d’eux n’a réussi la moindre petite performance?

Ne serait-ce que statistiquement parlant, au vu de leur nombre et de la durée durant laquelle ils ont opéré, il est fort probable qu’il n’y ait pas que du mauvais dans ce qui a été réalisé jusque-là et que dans certaines régions les CRI ont fait mieux que d’autres. En fait, tout cela doit en principe découler d’un travail minutieux d’évaluation que ladite commission est censée avoir réalisé. Jeter tout et recommencer de zéro n’est pas forcément la meilleure des démarches. La même logique est valable pour le dossier de la super agence qui est née de la fusion de l’AMDI et de Maroc Export.

Là aussi, la démarche est louable dans la mesure où elle permet de rassembler les efforts dispersés du public. Mais a-t-on fait un bilan des réussites et des échecs des deux anciennes ? Mieux. Que ce soit dans le cas des CRI ou des deux anciennes agences, les responsables qui en avaient la charge disposaient-ils d’une grille d’auto-évaluation qui leur aurait permis de détecter eux-mêmes leurs échecs bien à l’avance et de rectifier le tir pour s’aligner avec leurs missions et objectifs ? Tout cela relève éminemment de la culture de bilan et d’évaluation qui n’est pas, forcément, encore très développée chez nous.

Si les futurs CRI ne sont pas informés dès aujourd’hui de ce qu’on attend d’eux, des performances qui leur sont demandées, des objectifs chiffrés à atteindre et dans quels horizons, la réforme ne servira à rien puisque sans système d’évaluation. Et c’est en grande partie parce qu’ils ne disposaient pas d’une grille précise d’évaluation et de critères que les anciens CRI ont continué de naviguer à vue jusqu’au crash…

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