Edito: Des questions et des réponses

Edito: Des questions et des réponses

1999-2014. 15 années de règne où le Maroc et les Marocains ont vibré et vécu au rythme de la dynamique d’un Roi jeune. Il ne s’agit nullement de faire une rétrospective ou un historique des chantiers et projets inaugurés depuis 1999. Il est plutôt question de comparer un Maroc d’avant et un Maroc d’aujourd’hui, mais aussi envisager un Maroc de demain.

Dès l’avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les espoirs étaient grands de voir le Royaume définitivement mis sur les rails du progrès. Longue et laborieuse, la tâche n’a pas été facile et elle ne l’est toujours pas, mais le Souverain nous démontre chaque jour qu’avec de la volonté on peut changer les choses.

Au-delà des innombrables projets que l’on pensait encore cantonnés au domaine de l’onirisme le plus primaire, mais que l’on a vu peu à peu sortir du rêve pour devenir réalité, le Roi et son peuple peuvent et méritent aujourd’hui d’avoir des réponses objectives. Le Royaume a-t-il changé sous Mohammed VI  ? La réponse est bien évidemment oui. Plus loin encore, ce changement s’est-il fait vers le mieux? Indéniablement, le Royaume a changé vers le mieux. Et puisqu’il ne s’agit pas uniquement d’une rétrospective faite de chiffres et de dates, d’autres questions mériteraient d’être relevées ici.

Le Maroc aurait-il pu faire mieux? Peut-être que oui. Mais Sa Majesté le Roi a conduit le Maroc vers des étapes meilleures, à des moments parfois où le doute avait trouvé son chemin au sein de la société, comme ce fut le cas du débat qui a précédé l’élaboration de la Moudawana, alors que la société marocaine était encore très divisée sur la question de la femme. Cela dit, de larges couches de la société marocaine ont la certitude que le Souverain aurait souhaité accomplir davantage en 15 ans et aller beaucoup plus loin.

Si Feu SM Hassan II désirait instaurer une relation plus harmonieuse entre les institutions du Royaume surtout entre la Monarchie, le gouvernement et le Parlement, pour ensuite faire l’expérience de l’Alternance, le destin de Mohammed VI a voulu qu’il soit lui le véritable artisan de la démocratisation. Et paradoxalement, au moment où le Maroc faisait le choix d’aller vers plus de démocratie et d’ouverture sur les forces politiques, l’opinion publique se rendait compte qu’il y avait comme un décalage entre une Monarchie qui voulait passer à la vitesse supérieure, franchir un nouveau palier et prendre des décisions courageuses, et des forces politiques encore en retrait et sclérosées.

Le Royaume a certes connu bien des moments de gloire et de réussite ces 15 dernières années, mais il y eut également des instants de déception de taille pour le Roi. Des désillusions générées par une élite politique qui a souvent fait preuve de mollesse ou du moins ne suivait pas la vitesse d’un Souverain visionnaire et réactif. Elle n’était pas non plus à la hauteur des aspirations au progrès et à la démocratie.

Combien de fois Sa Majesté le Roi Mohammed VI a manifesté son mécontentement concernant plusieurs secteurs et dossiers, notamment de la gestion de Casablanca et de la situation de l’enseignement. D’où l’impératif pour les élites marocaines d’être au diapason de la vision royale.  
 

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