Edito : Désamour universel

Edito : Désamour universel

La série d’événements et de chamboulements qui se produisent depuis quelques semaines ne va certainement pas contribuer à redorer l’image des politiques ni à réconcilier les Marocains, et les jeunes en particulier, avec les partis et les urnes.

Mais ce n’est pas seulement au Maroc que les jeunes sont fâchés avec les politiciens, les élections et les partis. Le phénomène est universel. Même un géant comme l’Union européenne, avec toute sa puissance de feu, ses institutions imposantes et surtout sa tradition démocratique, n’arrive pas à intéresser les citoyens et les jeunes.

Ainsi à l’approche des élections des eurodéputés, prévues en 2019, les instances européennes font le forcing à la recherche d’une plus grande adhésion. Et comme chez nous, tous les moyens sont bons pour séduire les électeurs.

Il y a quelques jours, 8.000 jeunes européens âgés de 18 à 24 ans ont été rassemblés à Strasbourg pour rencontrer de hauts fonctionnaires européens et parler du futur de l’Europe. L’événement n’a pas été particulièrement médiatisé et suivi.

Au mois d’avril aussi, une grande consultation populaire à travers Internet a été lancée à l’échelle de tous les Etats membres. Mais des médias européens rapportent que cette méga-opération de charme n’attire pas grand monde, quelque 20.000 à 30.000 personnes à peine, soit 0,006% de l’électorat global qui, lui, est de plus de 500 millions de personnes. Nos politiciens ne doivent pas se sentir seuls…

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