Edito : Dire ce qu’on fait

Edito : Dire ce qu’on fait

Des chefs d’entreprises canadiens, en visite la semaine dernière au Maroc, ont exprimé en public leur grand étonnement en découvrant le niveau de développement du secteur de l’aéronautique national.

Or, il se trouve que cette délégation était formée justement d’entreprises québécoises elles-mêmes spécialisées dans les industries aéronautique et spatiale et regroupées dans une association qui s’appelle AéroMontréal. Evidemment, des éloges en faveur du Maroc venant d’industriels qui sont aujourd’hui classés troisième plate-forme aéronautique mondiale,  cela ne peut être que flatteur et encourageant. Mais cela dénote aussi peut-être un manque de communication.

Il reste probablement un travail à faire en matière de marketing pour donner plus de visibilité à la plate-forme industrielle marocaine et de ce qu’elle peut offrir aux investisseurs étrangers. Les politiques publiques, particulièrement en matière industrielle, font le focus sur l’attractivité Maroc.

Très logique. Mais comment des investisseurs décideront-ils de venir au Maroc si, à la base, ils ne sont pas ou peu informés. Certes, il faut faire ce qu’on dit mais également dire ce qu’on fait. Il y a quelques jours, les diplomates économiques en poste dans toutes les ambassades du Maroc dans le monde avaient été réunis à Rabat pour se voir donner leurs nouvelles missions : mieux «marketer» le Maroc. Il existe aujourd’hui une super agence, l’AMDIE, censée jouer le rôle de VRP pour la destination Maroc. Si tous ces moyens humains, matériels et financiers sont correctement utilisés, le Maroc devrait en toute logique apparaître systématiquement sur tous les écrans radars des investisseurs…

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