Edito : Double langage

Edito : Double  langage

L’arrestation spectaculaire il y a quelques jours du directeur de l’agence urbaine de Marrakech en flagrant délit de corruption interpelle de nouveau les hauts  responsables, à commencer par le gouvernement lui-même, quant à l’efficacité des différents dispositifs et programmes lancés dans le passé et à ce jour encore pour moraliser la vie publique.

Le Maroc a lancé tout récemment encore toute une stratégie censée lutter efficacement contre le fléau de la corruption dans l’administration. Depuis des décennies, et de manière cyclique, l’État marocain a enclenché des opérations de forcing en s’appuyant essentiellement sur la sensibilisation. Et visiblement ce ne sont pas les campagnes de com’ aux messages moralisateurs qui feront l’effet. La corruption est probablement bien ancrée et le cas du directeur de l’agence urbaine de Marrakech en est une illustration. Le système résiste et il est suffisamment bien organisé pour se rendre invisible et tromper la vigilance.

La preuve, il y a à peine trois mois, en marge de la réunion du conseil d’administration, le directeur en question tenait un discours où il louait les efforts de l’agence sous sa direction pour instaurer les règles de bonne gouvernance. Même mieux. Quelques mois après sa nomination, en 2016, c’est ce même responsable qui présentait le nouveau plan stratégique de l’agence dont il venait de prendre la direction qu’il voulait basé, entre autres piliers, sur le principe de la bonne gouvernance…    

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