Edito : Encadrer, pas embrigader

Edito : Encadrer, pas embrigader

Un modèle de développement, quels que soient les postulats et la construction théoriques, économiques et économétriques sur lesquels il repose, ne peut pas se concevoir sans des fondements  d’ordre sociétal.

Parmi ces fondements, l’implication et l’adhésion de toutes et tous et plus particulièrement des jeunes. Laquelle implication suppose nécessairement des espaces où ces jeunes peuvent s’exprimer et des canaux à travers lesquels ils peuvent faire entendre leurs voix et opinions. Parmi ces espaces, il y a les partis politiques évidemment. D’où la fonction primordiale des partis qu’est l’encadrement. Mais contrairement à la pratique de certains partis et non des moindres, encadrer les jeunes ne se réduit pas seulement à créer des instances dédiées qui finissent très souvent par devenir des coquilles vides.

L’encadrement des jeunes commence d’abord dans les pratiques quotidiennes des responsables au sein des instances partisanes. Un parti qui ne produit pas d’idées, de valeur, où la réflexion ne foisonne pas et dont les responsables passent la majeure partie de leur temps dans les petites guéguerres intestines ne peut pas prétendre donner le bon exemple. Pour encadrer les jeunes, les partis doivent produire des idées, faire avancer la réflexion, proposer des modèles et des solutions concrètes, les défendre tout en s’ouvrant sur le débat et en acceptant les différences au lieu d’en faire des clivages claniques.

Quand un parti conçoit et propose un modèle de développement et prend le temps d’y associer tout le monde, il remplit pleinement sa mission d’encadrement. Et c’est ce qui est aujourd’hui demandé à la classe politique…

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