Edito : Eternels palliatifs

Edito : Eternels palliatifs

Le plan annoncé par le gouvernement pour améliorer l’employabilité de près d’un million de jeunes est une initiative louable.

Mais il ne s’agira toujours que d’une solution palliative car ces jeunes diplômés qui arrivent sur le marché de l’emploi chaque année sont censés être opérationnels. Le recyclage des diplômés est à l’enseignement ce que les caravanes médicales sont à notre système de santé. Faute de pouvoir ouvrir des centres de santé équipés et accessibles à tous, on remplace par des hôpitaux de campagne et des caravanes mobiles de médecins et d’infirmiers qui sillonnent à longueur d’année les coins reculés pour pouvoir dispenser des soins aux populations. Sous d’autres cieux, le principe du recyclage et des sessions de formations complémentaires existe pour les demandeurs d’emplois qui, pour des raisons économiques, d’obsolescence ou d’âge, sont obligés de se reconvertir. Mais devoir recycler de jeunes diplômés fraîchement sortis de l’université est un mauvais signe.

C’est une énième reconnaissance flagrante de l’échec de notre système. Maintenant, il n’y a pas que du mauvais dans tout cela. Au vu du contenu global des programmes de recyclage, on en déduit que moyennant des compléments en langues, en nouvelles technologies, en techniques de communication ou encore en techniques commerciales, les jeunes seront mieux outillés pour être rapidement opérationnels et productifs.

En théorie, s’il devait y avoir une réforme des études supérieures, elle devrait intégrer ces ingrédients que l’on administre aujourd’hui à titre palliatif.  Car du moment que l’on semble connaître la recette « miracle », la question est de savoir pourquoi on ne l’appliquerait pas d’office pendant le cursus universitaire lui-même. Cela permettrait d’économiser du temps et de l’argent.

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