Edito : Evoluer ou mourir…

Edito : Evoluer  ou mourir…

Problèmes de réglementation, lourdeurs administratives, manque de visibilité, concurrence déloyale…Elle est longue la liste dressée par les professionnels de l’immobilier des maux qui, selon eux, ont plongé le secteur dans la crise depuis des années.

Raison pour laquelle les promoteurs sont aujourd’hui à la recherche de solutions pour redresser l’activité. Et pour résumer leur diagnostic, si la profession est en crise, ils n’y sont strictement pour rien. Une telle démarche n’est pas le propre de la promotion immobilière. Dans beaucoup d’autres secteurs, quand la crise s’installe, c’est souvent la faute des autres, y compris l’Etat, mais jamais celle des opérateurs eux-mêmes. Il y a quelques semaines, à la faveur d’une conférence tenue par l’association du secteur textile, le diagnostic ressemblait par endroits à ce type de discours.

Il est évident qu’on ne peut pas tout mettre sur le dos de facteurs exogènes. La contrebande, la concurrence déloyale, les mauvaises pratiques, le dumping et autres dysfonctionnements existent, certes. Mais cela n’exempte pas nos entreprises privées de toute responsabilité. Pour le cas de l’immobilier, par exemple, la relance du secteur suppose un retour d’abord aux principes de base d’un marché : l’offre et la demande. Si l’offre est devenue abondante, c’est d’abord parce qu’elle ne trouve pas preneur.

Pour un bien relevant des besoins humains naturels comme le logement, la demande existe et existera ad vitam aeternam. Mais les caractéristiques de cette demande ne sont pas figées. Et si le produit proposé par les promoteurs n’évolue pas, les acheteurs vont naturellement s’orienter sur des produits et solutions de substitution. Il ne s’agit pas là de concurrence déloyale mais de concurrence tout court. C’est aux opérateurs aussi de s’adapter aux nouvelles exigences de la demande. Et en cela, ils sont seuls maîtres de leur destin.

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