Edito : Graine d’écosystème

Edito : Graine d’écosystème

Au-delà de ses effets induits en termes d’image, essentiellement, le TGV doit pouvoir produire des retombées économiques certaines.

La première et la plus évidente est qu’il permettra de connecter les deux principaux pôles industriels et d’affaires du pays, ce qui potentiellement devrait générer des synergies. Le TGV donnera la possibilité à un homme d’affaires, un investisseur, un chef d’entreprise, un consultant ou un manager, presque en une matinée, d’aller jusqu’à Tanger, d’y tenir une réunion d’équipe, de visiter un site ou de rencontrer un prospect et de retourner. Cette mobilité produira à coup sûr des effets. Ensuite, et compte tenu des nécessaires économies d’échelle, la ligne Tanger-Casa appellera forcément la réalisation d’autres axes avec tous les effets induits de tels chantiers en termes d’emplois et de commandes pour les entreprises.

Enfin, et c’est le plus important, la réalisation du TGV peut constituer le jalon d’un futur secteur industriel. Les sept ans qu’a duré le projet sont autant d’années de formation des ingénieurs, cadres et ouvriers marocains à une technologie nouvelle. Cela n’a pas de prix.

C’est le cas aussi pour une multitude d’entreprises marocaines, de PME en particulier, qui ont pu avoir accès à un nouveau savoir-faire qu’elles pourront exploiter localement et même exporter. Les spécialistes français de la grande vitesse savent désormais qu’au Maroc il y a un premier petit noyau d’entreprises qui peuvent les accompagner dans d’autres projets similaires dans la région ou en Afrique. L’embryon d’un écosystème. C’est comme cela que le secteur aéronautique est né il y a une vingtaine d’années…

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