Edito : Green banking

Edito : Green  banking

Il y a quelques jours la banque centrale a organisé une rencontre d’envergure internationale sur la finance verte.

C’est là un signal très franc de l’autorité monétaire suprême au secteur bancaire quant à la nécessité si ce n’est l’urgence de s’impliquer davantage et dès aujourd’hui dans ce qui sera en grande partie l’économie du futur.

En 2019, le Maroc a adopté son plan Climat National à l’horizon 2030 qui a essentiellement pour objet de préparer l’économie marocaine à sa mutation inévitable dictée par les grands changements climatiques qui se sont déjà enclenchés.

Les secteurs les plus touchés, comme l’agriculture, la pêche, les ressources naturelles, notamment l’eau, l’énergie, les transports et les infrastructures, pèsent lourd dans l’économie et auront probablement besoin d’investissements très lourds pour s’adapter.

Le secteur privé est lui aussi contraint, voire condamné, à explorer des pistes et des voies nouvelles, à développer des modes de production différents, à se doter et à former des compétences qu’il n’avait pas auparavant. Tout cela nécessitera également des investissements conséquents.

Tous ces efforts financiers ne peuvent être financés exclusivement par l’Etat seul. Les banques devront inévitablement accompagner cette grande mutation économique du pays. Et pour cela, elles devront à leur tour réinventer le métier de la banque avec des référentiels et des grilles d’analyse adaptées.  Tout cela doit se faire aujourd’hui car 2030 c’est demain.

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