Edito : Il n’y a pas le feu…

Edito : Il n’y a pas  le feu…

L’urgence de la réforme de l’enseignement ne semble pas être perçue de la même manière par tous.

Alors que chaque année qui passe est synonyme de centaines de milliers de jeunes diplômés qui arrivent sur un marché lequel compte déjà presque un million d’autres diplômés chômeurs, les responsables publics, eux, semblent prendre tout leur temps.

Un exemple, entre autres, qui illustre bien ce décalage est celui de l’Agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur. Elle a été créée en 2014. Mais, il a fallu attendre deux années, 2016, pour avoir les premiers texte d’application et surtout lui trouver un siège à Rabat et la doter d’une structure. Puis, ce n’est qu’une année plus tard, c’est-à-dire en 2017, que ladite agence a pu effectivement commencer ses premières activités qui se résumaient, en fait, en un conseil d’administration et quelques sorties médiatiques pour marquer l’existence dans le paysage sans plus. Depuis, plus rien. Et ce n’est qu’en 2019, donc cinq années après sa création, que la super agence censée s’attaquer à la qualité de l’enseignement supérieur va enfin pouvoir nous dire comment elle compte faire son travail d’évaluation à l’avenir.

Le texte de création de 2014 stipulait dans son article 5 que l’agence est chargée de mener des travaux d’évaluation des universités et des établissements d’enseignement supérieur en général. L’évaluation est censée être effectuée sur la base d’une grille de critères scientifiques qui, elle, n’existe pas encore à ce jour. Il aura fallu 5 ans pour que l’agence sorte enfin sa méthodologie de travail. A ce rythme, notre super agence pourra probablement nous sortir du concret d’ici 2021 ou 2022. Rien ne presse… !

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