Edito : Intermédiaire

Edito : Intermédiaire

Cela fait des années que le mal est connu, diagnostiqué, clairement identifié mais rien n’a été fait pour y remédier.

L’intermédiation a toujours été une activité pour tous ceux qui n’en ont pas. Les samsaras sont partout là où il y a des gains à réaliser sans valeur ajoutée, sans investissements et sans efforts. Depuis quelques années, il a été scientifiquement établi que ce sont bel et bien les intermédiaires qui font flamber les prix au Maroc y compris et surtout ceux des denrées alimentaires. Comme pour la banane achetée sur le marché international à 1,80 DH le kilo et vendue dans nos marchés à pas moins de 15 DH, la sardine n’est pas épargnée.

La sardine dont le Maroc est un des plus gros pourvoyeurs au monde et variété très prisée par les couches moyennes et populaires pour son prix abordable constitue la proie idéale des samsaras. Et pour cause, ils s’y font des gains mirobolants puisque de 8 DH le kilo au marché de gros, dont 6 DH vont au pêcheur, la sardine affiche durant le mois de Ramadan entre 15 et 20 DH voire plus par endroit. Comment passe-t-on de 8 à 15 DH ?

Comment se fait-il qu’entre le marché de gros de Sidi Othmane et un marché en centre-ville de Casablanca le kilo de sardine prenne 7 à 10 dirhams d’un coup ?  A qui la faute? Qui en profite ? Quelles institutions ou quelle entité publique a la responsabilité de mettre un terme à cette mafia des intermédiaires? Faute d’apporter des solutions dans l’immédiat, les administrations directement concernées gagneraient déjà à éclairer l’opinion publique en dévoilant l’ampleur de l’arnaque.

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