Edito : La bataille du XXIème siècle

Edito : La bataille du XXIème siècle

Dans le prolongement des mutations climatiques déjà enclenchées et de leurs multiples effets directs, dont le stress hydrique, l’une des batailles majeures des décennies à venir à l’échelle mondiale sera incontestablement celle de l’eau qui est la ressource naturelle la plus vitale d’entre toutes.

Quand une ressource comme des minerais ou des hydrocarbures vient à manquer, il sera toujours possible de la remplacer en trouvant une autre de substitution pour en faire les mêmes usages. Tandis que l’eau est tout simplement irremplaçable pour l’espèce humaine et pour toute vie sur terre. Et à l’instar de certaines richesses du sous-sol qui ont façonné la carte du monde à leur découverte, y compris parfois sur les plans politique et géopolitique, l’eau sera l’enjeu majeur du globe et les pays qui disposeront le plus de cette ressource auront un avantage de taille sur la carte et un rôle de premier rang.

Contrairement à beaucoup de pays, soit enclavés, soit avec une façade maritime réduite, le Maroc a la chance d’être parmi les pays qui ont une exposition maritime des plus importantes avec ses quelque 3.500 kilomètres de littoral et donc d’avoir accès à un gigantesque réservoir d’eau. Car avec le stress hydrique et la raréfaction des eaux douces continentales, les mers et océans constitueront progressivement une des sources principales, sinon la première, en eau douce. Tout comme la politique de barrages qui, il y a plusieurs décennies, avait anticipé la réalité hydrique d’aujourd’hui, le Maroc est à présent acculé à anticiper de nouveau à travers des solutions et des projets pour éviter la grande soif planétaire qui se profile à l’horizon. Mais cette fois-ci en évitant les erreurs du passé, notamment en matière de gestion et préservation de la ressource.

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