Edito : La conduite du changement

Edito : La conduite du changement

Le Maroc n’est pas le seul à être confronté aujourd’hui à l’obsolescence de son modèle de développement et de ses fondements sociétaux.

Au niveau mondial, les schémas qui ont prévalu depuis l’après-guerre et qui ont donné des résultats pendant trois ou quatre décennies sont manifestement inopérants même s’ils ont été entre-temps retouchés, améliorés. Depuis le début des années 2000, le monde est entré de manière irréversible dans l’une de ces ères qui marqueront à jamais l’histoire de l’humanité au même titre que d’autres révolutions humaines comme la découverte du feu par l’homme préhistorique,  l’invention de l’agriculture, la découverte des métaux ou encore par l’avènement de l’ère industrielle avec la machine à vapeur. Ce sont des moments cruciaux qui ont bouleversé les modes de vie de l’être l’humain, sa conception de la communauté, ses choix de société. La construction démocratique, telle qu’on la connaît depuis les années 40 et 50 du siècle dernier et telle que pratiquée dans les pays développés, est elle-même arrivée à ses limites. Ils doivent inventer un autre mode de fonctionnement populaire, d’autres schémas de concertations, de délibération.

La France, un pays que les Marocains connaissent si bien, est un exemple qui illustre parfaitement la situation. Lors de son historique débat qui a duré 7 heures avec près de 600 maires de Normandie, le président Emmanuel Macron a conclu, à juste titre, que la France doit réinventer sa conception et ses pratiques de la démocratie.

C’est dire que l’obsolescence du modèle de développement au Maroc n’est donc pas un cas isolé ni particulièrement plus grave qu’ailleurs. En revanche, toute la différence entre un pays et un autre est dans la capacité, la volonté et le courage des uns et des autres d’initier et de conduire le changement…

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