Edito : La politique, c’est moi !

Edito : La politique, c’est moi !

On savait certains de nos politiciens dotés de capacités insoupçonnables de retourner des situations en leur faveur, de se poser en éternels donneurs de leçons et en mesure de faire preuve d’une amnésie au regard de leurs positions dans le passé. Mais certains d’entre eux poussent l’exercice du caméléon tellement loin qu’ils en viennent à se décrédibiliser en premier.

Quand certains n’ont jamais pu tracer des limites claires entre la sphère partisane, leur vie publique et leur vie privée en transformant parfois leurs domiciles tantôt en QG de partis, tantôt en bureau de ministre et tantôt en vitrine pour la Com’ personnelle, ils ne peuvent pas venir expliquer aujourd’hui à l’opinion publique la nécessité de faire la part des choses entre le privé et le public. On peut comprendre qu’ils puissent chercher à redorer leur blason en faisant de la récupération politique d’affaires publiques mais…

Certains de ces politiciens, adeptes de la géométrie variable dans le temps et dans l’espace, s’érigent aussi en défenseurs de la pleine citoyenneté en développant leurs nouvelles «théories» sur le dénigrement des partis politiques, le sens des responsabilités, la démocratie…Mais au passage, ils ne peuvent pas s’empêcher eux-mêmes de porter préjudice à la noblesse de l’action politique. Pour cette catégorie d’orateurs, l’action politique doit être le monopole de certains partis sans les autres sinon cela devient pour eux des choix imposés. En d’autres termes, la politique c’est eux ou rien et si le choix ne se porte pas sur eux c’est que, estiment-ils, les Marocains sont sous tutelle.

Et ils continuent de parler de diversité, de pluralisme et de démocratie…

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