Edito : Label «Solidarité»

Edito : Label  «Solidarité»

Avec l’installation de l’hiver, les opérations de solidarité se multiplient que ce soit à l’initiative d’institutions publiques ou de groupements et associations du privé.

Soins médicaux, transport rural, éducation ou simplement de la nourriture et des habits chauds, toutes les initiatives sont les bienvenues mais elles ne seront jamais suffisantes tant qu’elles resteront inscrites dans le modèle du bénévolat et de la gratuité. Pour pérenniser la solidarité et l’intensifier, les pouvoirs publics doivent trouver un business model pour les rendre non pas rentables mais du moins profitables. Cela peut se faire à travers le volet fiscal quand il s’agit d’entreprises privées ou des professionnels. Il ne s’agit pas de rémunérer ou de rétribuer l’acte d’un mécène ou d’une association mais de le valoriser autrement et ailleurs.

Il est, certes, de la responsabilité de tous, de contribuer à la cohésion sociale. Mais une entreprise privée, et même publique, qui investit plus qu’une autre dans des actions de solidarité doit avoir droit à une contrepartie pas seulement morale, à travers de la reconnaissance, mais également et pourquoi pas matérielle. La fiscalité marocaine prévoit des avantages fiscaux pour les dons et autres actions caritatives. Mais ce n’est pas suffisant. Les entreprises plus engagées dans ce qu’on appelle communément la RSE peuvent être avantagées autrement à travers des mécanismes de labélisation qui leur permettraient, entre autres, d’avoir accès plus facilement à la commande publique ou de bénéficier prioritairement d’aides ou de programmes de l’Etat.

La meilleure manière pour intensifier et renforcer la chaîne de solidarité c’est de créer de l’émulation en donnant l’exemple et en récompensant les bons à travers un label «solidarité».

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