Edito: L’appel du caniveau

Edito: L’appel du caniveau

Quand l’honneur de nos responsables politiques devient un produit d’appel pour une presse soi-disant indépendante, il y a lieu de s’inquiéter pour la notion même de liberté d’expression.

Chez quelques confrères arabophones, la chasse aux ventes de papier est devenue un passe-droit pour se permettre tout et n’importe quoi: du viol, aux histoires de meurtres sordides, en passant par des scoops cousus de fil blanc.

Dernière preuve en date de ce manque flagrant de professionnalisme et d’éthique, la Une d’un journal arabophone du soir faisant état d’un pseudo- scandale autour de terres agricoles…

Marchant dans les pas de la presse à sensation, dont le seul objectif est de faire du «buzz» à coup de voyeurisme, de mensonges et d’indécence, certains de nos confrères n’hésitent pas à publier de prétendues enquêtes soi-disant fouillées, faisant abstraction de la véracité des faits et balayant au passage la respectabilité et l’intégrité de personnalités publiques.

Qu’on se le dise, la crise de la presse, que ce soit au Maroc ou dans le monde, ne peut servir de prétexte à la pratique d’un journalisme de bas étage, discréditant par là même l’ensemble d’une noble profession.
À bon entendeur…

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