Edito : L’école, c’est secondaire…

Edito : L’école, c’est  secondaire…

La crise actuelle des enseignants contractuels dénote une fois de plus le déficit de communication de notre administration.

Si ces dizaines de milliers de jeunes demandent aujourd’hui à être intégrés dans les rangs des fonctionnaires, cela veut dire que leur statut de contractuels ne leur a pas été expliqué clairement le premier jour. Et le fait que l’administration tente aujourd’hui de trouver un terrain d’entente avec eux pour débloquer la situation est de nature à confirmer l’erreur initiale des pouvoirs publics. Car, si au moment de passer leurs concours et examens d’entrée, on leur avait fait signer un document officiel où ils reconnaissent expressément comprendre leur statut futur de contractuels, l’administration serait aujourd’hui dans une posture bien plus confortable et ne chercherait pas à éteindre le feu par tous les moyens.

Si ceci s’avère vrai, il est donc du droit de ces jeunes recrues de demander à être intégrés dans la fonction publique.

Voilà donc comment, à cause d’un manque de transparence dans la communication, volontaire ou involontaire, on peut déplacer le débat vers des considérations de second ordre.

L’Etat a lancé le recrutement des contractuels dans le cadre de la réforme de l’éducation. Mais il se retrouve, aujourd’hui, à gérer une crise sociale avec toute sa suite, les cahiers revendicatifs, les sit-in, les rounds de négociations, le tout évidemment avec un zest de récupération politique.

Et personne ne parle plus du sujet principal qu’est la nécessité de renforcer les effectifs d’enseignants pour améliorer la qualité de l’école. C’est même devenu un sujet secondaire. A qui profite le crime ?

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