Edito : Les basiques d’abord…

Edito : Les basiques d’abord…

Dans quelques semaines les parlementaires vont reprendre le chemin de l’hémicycle et auront pour principal plat au menu le projet de loi de Finances.

Septembre et octobre sont aussi la période par excellence où le débat s’intensifie sur la performance de l’économie et la croissance. Mais au moment où la question fondamentale du modèle de développement est sur la table de discussion, et même si rien de concret n’est encore proposé, il serait intéressant de se poser justement les bonnes questions et surtout celles qui vont plus en profondeur, voire à la racine.

Ainsi avant d’évoquer la question du taux de croissance du PIB, parlons, essayons de comprendre et analysons de manière basique la notion même du PIB au Maroc. Il n’est pas forcément besoin de recourir aux grandes théories de la pensée économique pour mettre le doigt sur les maux ou en tout cas pour poser les bonnes questions. Et si le problème n’était pas dans le taux de croissance mais dans le PIB lui-même déjà ? En 2007, le PIB du Maroc était de l’ordre de 700 milliards DH. En 2017, il a légèrement dépassé les 1.000 milliards DH.

Soit une évolution globale de 42% en l’espace d’une décennie. Mais sur ces mêmes dix années, le Maroc a multiplié par 4 son parc de téléphonie mobile et presque doublé son réseau d’autoroutes, l’Etat a investi, à lui seul, quelque 550 milliards DH auxquels viennent s’ajouter quelque 1.000 milliards DH investis à travers les entreprises publiques. On peut citer à profusion des indicateurs d’évolution flagrante qu’ils soient en volume ou valeur. Mais la première question qui se pose d’elle-même est de savoir pourquoi, avec toutes ces évolutions spectaculaires, le PIB a évolué de manière très lente. Pourquoi tous ces investissements publics et privés sont-ils si pauvres en création de valeur ? Ou alors se serait-on lourdement trompé durant toutes ces années de méthode de calcul ? Les réponses à de telles questions pourraient faire avancer la réflexion sur le modèle mais encore faut-il qu’on se les pose…

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