Edito : L’honneur du parti avant tout

Edito : L’honneur du parti avant tout

Les récentes déclarations (divagations) de l’ancien locataire de la Primature au sujet de la loi-cadre sur l’éducation trahissent de manière flagrante l’approche qu’ont certains politiciens comme lui d’une question aussi cruciale pour l’avenir du pays : pour eux, arabiser, franciser ou choisir une autre langue pour l’enseignement est d’abord et avant tout une question d’honneur pour le parti et rien d’autre.

On ne le remerciera jamais assez d’avoir enfin, volontairement ou involontairement, levé le voile sur ce qu’on soupçonnait déjà, à savoir que pour certains partis politiques, souvent ceux qui se montrent les plus féroces, la réforme de l’éducation et les décisions qui en découlent sont éminemment, pour ne pas dire exclusivement, d’ordre politique et surtout partisan.

On peut en déduire en toute logique que le discours et les argumentaires que ces partis et ces politiciens nous servent sont juste pour la vitrine et la consommation médiatique. Le fond, lui, est fait de calculs partisans.

En déduire aussi que si pendant le premier mandat de cinq ans du PJD rien n’a été fait pour faire avancer la réforme de l’éducation, c’était prémédité. Donc, la réforme a donc été retardée de cinq ans et nos jeunes générations sacrifiées pour des considérations d’ordre partisan. Et ce qui est valable pour la réforme de l’éducation, pourtant vitale pour le pays, l’est probablement pour d’autres volets, dossiers et réformes importantes.

On ne remerciera jamais assez celui qui vient enfin de dévoiler au grand jour le vrai visage de la doctrine pjdiste en matière de gestion des affaires publiques dont il a la charge.

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