Edito : L’œuf ou la poule ?

Edito : L’œuf ou la poule ?

Les premiers détails du projet de loi de Finances 2020 commencent à fuiter (lire notre exclusivité).

Et en attendant de découvrir officiellement et intégralement le texte de loi, quand il sera déposé auprès des élus, on sait déjà que le gouvernement a prévu quelque 28.000 postes budgétaires qui correspondent aux fonctionnaires qui seront recrutés par les différents ministères. Ce n’est que la partie la plus visible de l’effort de recrutement du secteur public puisqu’il faudra y ajouter les recrutements prévus dans les collectivités territoriales et ceux des entreprises publiques, offices, etc.

Ce volume de recrutement, massif, est certes important, mais est-ce suffisant pour rendre l’administration performante ? Pas si sûr parce que, en plus du nombre, c’est la qualité des profils qui compte le plus. Or, depuis au moins une vingtaine d’années, des armées de diplômés chômeurs qui manifestent régulièrement devant le Parlement à Rabat ne demandent qu’à être embauchés comme fonctionnaires et rien d’autre. Ces diplômés n’arrivent pas s’insérer facilement et naturellement dans le marché du travail parce que très souvent avec des formations inadaptées.

Paradoxalement, pour attirer les bons profils, l’administration a besoin d’être attrayante et performante. Et pour l’être, elle doit justement compter dans ses rangs les meilleures compétences. Par où commencer ?

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