Edito : Marée grise

Edito : Marée grise

Le hasard du calendrier a fait que les données sur la salubrité des eaux de baignade soient publiées pratiquement au même moment où le gouvernement adoptait un projet de loi sur l’audit environnemental.

Les deux sujets peuvent être liés bien évidemment. Si le nombre des plages non conformes à la baignade reste plutôt minime (neuf plages sur 432 à l’échelle nationale, soit 2%), la concentration de ces plages polluées dans des zones à densité démographique importante peut inquiéter. Il ne faut pas oublier que la plage dans une ville comme Casablanca peut être l’un des rares lieux de loisirs accessibles pendant l’été à moindre coût. Alors qu’elle est moins perceptible que la marée noire, la marée grise, liée à la pollution des eaux de baignade à cause de différentes sortes de rejets sans traitement, pourrait créer d’innombrables soucis pour la santé publique.

La pollution industrielle joue un rôle significatif, notamment dans certaines grandes villes comme Casablanca. Des mesures importantes s’imposent donc pour limiter les effets de cette pollution. Mais il y a d’autres sources de pollution tout aussi importantes comme le déversement des eaux usées sans le moindre traitement sous oublier les cours d’eau fortement pollués qui débouchent au niveau des plages. Il est vrai que des actions et des mesures sont prises par les autorités compétentes mais malheureusement cela reste insuffisant. L’incivisme joue aussi un rôle non négligeable dans cette situation, ce qui vient pour nous rappeler que la pollution des plages est l’affaire de tous.

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