Edito : Marketing territorial

Edito : Marketing territorial

Joli coup de pub à l’international pour la ville de Dakhla qui a fait l’objet cette semaine d’un reportage TV sur la chaîne française TF1.

C’est la preuve qu’une région, une ville, peut transformer une donnée naturelle locale en véritable atout marketing. Pour le cas de Dakhla, c’est son vent et sa lagune qui en font un spot des plus recherchés par les surfeurs qu’ils soient amateurs ou professionnels. L’engouement actuel pour le spot de Dakhla est pourtant parti d’un simple bouche-à-oreille. Les premiers surfeurs qui ont découvert le site en ont parlé à leur retour en Europe et ainsi de suite. Aujourd’hui les sports de glisse sont le principal argument de vente de la destination. D’autres régions du Maroc n’ont pas de vent à vendre, ni de lagunes mais peuvent certainement trouver d’autres atouts.

C’est là aussi l’un des chantiers que devront lancer les régions si elles veulent développer des activités plus lucratives. Le tout est de savoir identifier la nature de la demande, de connaître les profils des visiteurs, leurs attentes, leurs passions. Juste en face des côtes du sud du Maroc, il y a les petites îles Canaries qui à elles seules accueillent chaque année 13 millions de touristes, donc plus que le Maroc avec toutes ses destinations, ses villes impériales et ses stations balnéaires. Les Îles Canaries, qui sont à 200 kilomètres au large du Maroc, ne sont pas particulièrement mieux dotées en nature, en plages ou en patrimoine historique. Elles n’ont ni Vision 2010 ni Vision 2020 mais elles ont réussi en l’espace de quelques décennies, avec simplement du sérieux et

du pragmatisme, à construire une destination des plus prisées sur le plan mondial. A méditer…

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *