Edito : Maroc parallèle

Edito : Maroc parallèle

Le ministère de l’intérieur vient de franchir un grand pas en annonçant la dématérialisation totale de la procédure de demande et d’obtention de certaines autorisations administratives, notamment dans le domaine de l’urbanisme et des activités économiques.

A l’ère du tout numérique et digital, cela s’imposait surtout dans un pays comme le Maroc où les taux de pénétration des nouvelles technologies sont parmi les plus élevés et que le pays passe pour être un modèle en Afrique. Mais ce n’est pas tout. La digitalisation des procédures concernant les activités économiques et l’investissement sont de nature à engranger des bénéfices et effets induits sur d’autres registres importants. Le premier concerne la moralisation de la vie publique puisque le numérique est synonyme de transparence et surtout de réduction de l’intervention humaine donc des risques de corruption, entre autres fléaux. Au passage, cela se traduira aussi par l’amélioration de l’attractivité économique du Maroc vis-à-vis des investisseurs étrangers. Un autre effet induit positif réside dans la facilitation de l’acte d’investir et donc de la création d’activités économiques elles-mêmes génératrices d’emplois et de richesses. Enfin, la digitalisation accrue entraînera inévitablement des besoins en nouveaux profils et métiers et en nouvelles compétences et donc des opportunités pour un nouveau type d’opérateurs.

Mais en même temps, dans un autre Maroc parallèle, pour avoir une carte d’identité, par exemple, et dans la même procédure, un citoyen doit remettre son extrait d’acte de naissance trois fois de suite à trois administrations différentes dont chacune exigera, en plus, la présence physique du demandeur lui-même.

Le ministère de l’intérieur devrait penser sérieusement à généraliser le digital aussi pour les procédures destinées au simple citoyen.

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