Edito : Mauvaise orientation

Edito : Mauvaise orientation

Le ministère de l’éducation nationale annonce le renforcement de son dispositif d’information adressé aux bacheliers pour, dit-on, mieux les aider à s’orienter dans leurs études supérieures. L’intention est bonne, certes, mais ne résoudra pas le vrai problème de fond.

Si aujourd’hui le profil et la qualité des jeunes diplômés sont en décalage total avec les exigences et attentes des futurs employeurs, comme en attestent les chiffres officiels du HCP, c’est parce que justement les démarches d’orientation se font à un stade très tardif. Arrivé au baccalauréat, un jeune est censé avoir déjà en tête une idée assez mûrie de son projet professionnel et de vie.

Un système scolaire performant est censé détecter les sensibilités et les profils bien en amont. L’enseignement au collège et au lycée doit pouvoir permettre aux jeunes adolescents de commencer très tôt à configurer leur avenir, à faire les premiers choix, à les valider, à les ajuster ou à les changer en cours de route.

Arrivé au Bac, le jeune doit juste affiner plus son projet en termes de filières, de longueur de cursus qu’il veut et de sous-spécialités. Mais l’essentiel et les grands choix doivent avoir déjà été quasiment arrêtés et le jeune déjà préparé à son début de carrière.

Commencer à parler d’orientation à l’âge de 18 ou 19 ans, c’est se diriger tout droit vers des choix par défaut. Pire. Beaucoup de nos jeunes bacheliers, pour ne pas dire la majorité, choisissent la nature de leurs études post-Bac en fonction de leurs notes et non pas de leurs profils, encore moins de leurs rêves ou de leurs vocations.

Et avec des choix par défaut, il ne faut pas s’attendre à de l’excellence ni à de l’épanouissement personnel mais juste des diplômés moyens, et encore…

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