Edito : Médias de destruction massive

Edito : Médias de destruction massive

Sans aucune occasion particulière, la haute autorité de l’audiovisuel (HACA) a rendu public tout récemment un communiqué, passé inaperçu, où elle semblait dire que le champs audiovisuel est encore et toujours ouvert à toutes les nouvelles initiatives et aux projets…

C’est que probablement les sages de la HACA et avec eux les pouvoirs publics se rendent de compte de plus en plus à quel point le vide médiatique, surtout dans le domaine audiovisuel, peut être préjudiciable.

C’est précisément ce vide qui est rempli aujourd’hui par des acteurs et opérateurs de toutes sortes qui déferlent sur la Toile déversant chaque jour des volumes incalculables d’informations dont une bonne partie s’avère souvent fausse après coup. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si les pouvoirs publics veulent aujourd’hui sévir contre les «fake news». De même qu’ouvrir la porte devant de nouveaux opérateurs contribuera certainement, à travers la concurrence, à améliorer la qualité des contenus et à professionnaliser davantage un champ dont l’importance est capitale. Mais ce ne sera toujours pas suffisant pour éradiquer complètement la médiocrité et l’irresponsabilité qui règnent. A l’image du tollé suscité ces derniers jours par les propos inqualifiables tenus par un fquih sur les ondes d’une radio privée. La concurrence devra s’accompagner aussi de la sanction intraitable à l’encontre des dérapages. Et même avec tout cela, la partie n’est pas gagnée car ce sont les acteurs eux-mêmes qui doivent faire leur propre régulation et autocritique en étant conscients de leur responsabilité historique.

Tout comme les médias numériques, l’audiovisuel entre les mains de non professionnels peut se transformer en arme de destruction massive de la société…

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