Edito : Narcosystème

Edito : Narcosystème

Une société nationale publique pour commercialiser le cannabis et la marijuana. 12 magasins ouverts au public à travers le territoire, à compter du mercredi 17 octobre.

La société prévoit de commercialiser quelque 110 tonnes par an de cannabis dans un premier temps et surtout de recruter quelque 500 personnes. Tout cela est une réalité et ça se passe, pas au Maroc évidemment, mais au Québec. Après l’adoption d’une loi sur la légalisation du cannabis en juin 2018, le gouvernement québécois a créé une société à 100% étatique pour gérer ce nouveau monopole, la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Comme n’importe quelle autre entreprise dans n’importe quel autre secteur d’activité, la Société québécoise du cannabis a élaboré un vrai business plan avec des prévisions en termes de production, de ventes, un planning d’ouvertures de magasins et surtout des plans de recrutement et de formation. La société a également lancé un appel public pour les entreprises souhaitant devenir fournisseurs officiels et légaux de cannabis à l’Etat québécois et cinq sont déjà retenues. Et chacun de ces fournisseurs emploie lui-même des effectifs, investit dans la production, dans la formation…

Finalement, à travers de la créativité législative, le secteur du cannabis, qui était totalement dans l’illégalité et synonyme de marché noir, de fraude, de délinquance, voire de banditisme, a été transformé en un véritable petit écosystème qui draine des investissements, crée des emplois, des revenus et fait vivre des familles dans la légalité la plus totale et avec de la création de valeur pour la communauté.

De quoi s’inspirer…

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