Edito : On va faire…

Edito : On va faire…

C’était prévisible. Avec des épaves qui roulent encore en plein centre-ville de Casablanca et aux abords de ce qui est censé être le port le plus performant du pays, on est encore loin des systèmes logistiques modernes.

Certes, au nord, le Maroc dispose d’une belle vitrine de la technologie portuaire, en l’occurrence Tanger Med, mais ce n’est qu’une vitrine. L’arrière-boutique est encore défaillant et une hirondelle ne fait pas le printemps. Pourtant, en 2010, une stratégie nationale pour le développement de la logistique avait été lancée en grande pompe au terme de longues années de gestations et à coup de millions de dirhams dépensés en diagnostics, évaluations, prospectives et autres études au bonheur de grands cabinets de consulting nationaux et étrangers. La stratégie a été présentée comme étant la solution à tous les problèmes.

Bien plus que ça, elle devait, en principe, transformer le paysage archaïque qu’offrait la logistique au Maroc pour le positionner comme étant un hub pour les flux commerciaux pour la région et le continent. Huit ans plus tard, on est encore à la case départ, voire pire.

Le classement que vient de livrer la Banque mondiale sur la performance logistique dans le monde (voir dossier en pages 4 et 5) ne reflète qu’une partie de la réalité. De deux choses l’une alors : soit que l’on s’est lourdement trompé dans l’élaboration de ladite stratégie, soit qu’elle n’a pas été appliquée ou que très peu. Et dans les deux cas, c’est grave et pas sérieux…

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