Edito : Pacte pour un million d’emplois

Edito : Pacte pour un million d’emplois

Le Maroc compte aujourd’hui quelque 1.200.000 chômeurs dont la grande majorité sont des diplômés, plus d’un million.

Ceci est inquiétant certes, puisque la preuve du décalage flagrant entre le produit de notre système éducatif et les besoins actuels du marché et des entreprises en profils. Mais en même temps, le fait que la grande majorité des chômeurs ait un niveau d’instruction minimal permet une lueur d’espoir.

Car recycler un licencié pour lui permettre d’être employable est toujours possible contrairement à un chômeur sans aucun niveau d’instruction ni qualification.

Le tout maintenant est de savoir comment créer des emplois pour ce million de jeunes. Et ce n’est pas impossible.

Aujourd’hui, il se crée chaque année au Maroc une moyenne de 65.000 entreprises, selon l’OMPIC. Si au moment de la création, l’Etat faisait en sorte que l’entrepreneur puisse bénéficier d’avantages fiscaux et autres en s’engageant à créer, en contrepartie, 3 postes stables seulement, ce sont déjà quelque 195.000 emplois qui seraient mis sur le marché. A cela, on pourrait rajouter le gisement que représente le statut de l’auto-entrepreneur lancé en 2015. A ce jour, ils sont déjà près de 70.000 personnes qui bénéficient de ce statut donc autant d’emplois.

Pour le reste, les entreprises privées aujourd’hui recensées sur les registres de la Direction générale des impôts sont au nombre de 300.000 environ. Si la moitié seulement d’entre elles pouvait embaucher une seule personne, on est déjà à 150.000 emplois auxquels on pourrait rajouter les 300.000 à 400.000 contribuables qui exercent des professions libérales comme les cabinets de médecins, d’avocats, de notaires, entre autres.

Et enfin, l’Etat, pour résorber le manque cruel d’effectifs rien que dans les secteurs sociaux comme l’éducation et la santé, aura besoin de recruter massivement dans les années qui viennent à l’image des 55.000 enseignants contractuels. Il en faudra autant, sinon plus, en médecins et infirmiers.

Au final, tous comptes faits, il y a aujourd’hui au Maroc un potentiel d’au moins 250.000 emplois qui peuvent être créés chaque année à condition, bien entendu, que tout le monde s’y mette…

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