Edito : Pas de panique !

Edito : Pas de  panique !

Depuis la publication, il y a quelques jours, des derniers indicateurs de Bank Al-Maghrib, notamment ceux relatifs à l’évolution des crédits bancaires, analystes et observateurs se focalisent sur un détail : la décélération de la croissance de l’encours des crédits accordés par les banques et particulièrement ceux qui sont destinés au secteur dit non financier.

C’est là que se trouve en fait l’essentiel de l’activité des banques et leur raison d’être. Au-delà de l’observation des règles prudentielles et le bon niveau des ratios de sécurité, la performance d’un secteur financier se mesure aussi et surtout par son niveau d’engagement dans le financement de l’économie qui est la mission première des banques.

C’est d’ailleurs pour cela que mondialement on parle de crédit à l’économie et non pas de crédits aux entreprises. Or, visiblement, les derniers indicateurs livrés par les équipes de Abdellatif Jouahri font état d’une croissance de l’encours des crédits mais pas au même rythme qu’avant. Faut-il vraiment s’en inquiéter comme le font déjà certains? Les données chiffrées, quand elles ne sont pas correctement exploitées et interprétées, peuvent donner lieu à des conclusions diamétralement opposées, ou en tout cas erronées.

C’est le propre de la science des statistiques. Pour le cas d’espèce, en l’occurrence les crédits bancaires, derrière ce premier constat, les chiffres font également état d’une progression plus que notable des crédits destinés aux entreprises pour financer les équipements, donc l’investissement. Presque 5 milliards DH de plus en un an. Entre août 2018 et août 2019, les banques ont injecté l’équivalent de 27 milliards DH dans le circuit économique.

Que la croissance du volume des encours de crédit soit de l’ordre de 3,5% n’est pas en soi inquiétant puisqu’il reste cohérent avec le niveau de la croissance économique globale. L’essentiel étant que les banques continuent à assurer avec le même engagement leur mission première qui est de financer l’investissement, la création d’emplois et donc la croissance…

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