Edito : Pauvreté culturelle

Edito : Pauvreté culturelle

Les musées, il faut le reconnaître, n’ont pas été de tout temps une des priorités au Maroc. Ceci est d’ailleurs à l’image de la culture de manière générale.

Au Maroc, les salles de théâtre se comptent sur les doigts d’une main, les salles de cinéma sont en phase finale d’extinction, les centres culturels, bibliothèques, maisons de jeunes et autres espaces dédiés à la lecture, aux activités créatives, artistiques, aux jeux et à l’expression ne sont pas toujours les premiers à prendre place dans le paysage urbain.

Cela saute aux yeux quand on fait un tour dans les nouveaux quartiers, les nouveaux lotissements, les villes nouvelles, les zones résidentielles en cours d’établissement. Les équipements publics figurent toujours sur les plans et maquettes. Mais dans la réalité, au meilleur des cas, les aires de jeux attendront des années avant d’être réalisées. Le plus souvent, elles ne le sont jamais ou alors ce sont les citoyens, habitants qui doivent eux-mêmes se mobiliser pour le faire.

Or quand on parle de crise de valeurs et de la refonte de notre projet de société, cela va sans dire que l’élément central est l’individu. Car le projet de société ne peut qu’être à l’image de ses propres composantes. En plus des éléments matériels nécessaires à une vie décente comme un emploi, un revenu, l’habitat, l’école et la santé, une société ne peut véritablement s’épanouir qu’à travers le complément culturel. Cela commence avec les musées, certes, mais il nous reste encore beaucoup de retard à rattraper…

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